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Gravel artisanal – Cyfac Absolu CS – 2021

GRAVEL CYFAC – ABSOLU CS – FABRICATION ARTISANALE FRANÇAISE – PIÈCE UNIQUE 

  • Réalisé sur la base du modèle Absolu CS (Tubes Carbone T700 Ronds stratifiés), associé à l’arrière carbone FiftyOne modifié pour recevoir des roues en 650Bx47 et à la fourche Columbus Futura Gravel, ce modèle a subi un test grandeur nature lors de la dernière Wish One 130. Après 140km et plus de 2700m de dénivelé, qui ont permis de valider la performance, la fiabilité et le confort de ce modèle . Vélo ayant roulé 1500KM.

 

  • Cadre Absolu Gravel 100% Carbone taille 56
  • Fourche Columbus Futura Gravel
  • Cintre Deda Gravel, Potence et Tige de selle Deda Zero
  • Guidoline Lizardskin
  • Selle Pro
  • Groupe Shimano GRX 810 Monoplateau – Manivelles 170mm – 11-42 – Plateau 40
  • Etrier FSA Energy
  • Roues DT swiss X1900
  • Pneus Teravail cannonball 650×40
  • Peinture faite par John de l’équipe Cyfac

 

  • GÉOMETRIE
  • Tube Horizontal : 560mm
  • Tube de selle : 490mm axe-axe / 540mm axe-haut
  • Douille de direction : 161mm
  • Angle douille : 71.5°
  • Angle Selle : 73°
  • Réalisé pour des roues en 650Bx47
Catégories : ,

Description

Totalement inconnue du grand public, mais reconnue par les vrais passionnés, c’est toute l’histoire de la société Cyfac, qui a toujours mis en retrait son image de marque devant sa propre production.

Derrière l’histoire de ce fabricant se cache surtout celle d’un homme, Francis Quillon, ancien coureur cycliste professionnel qui, dès 1974, se lance dans la confection de cadre vélo avec les cycles Meral.

C’est en 1982 que la marque Cyfac est officiellement créée. « Cy » pour Cycles et « Fac » pour Fabrication Artisanale de Cadres. Et cela fait 35 ans que cela dure.

Loin des berceaux du cyclisme français, c’est à La Fuye, au cœur de la Touraine, que le petit artisan s’installe. « Le trou du cul du monde » comme se permet de le dire son nouveau PDG, Aymeric Le Brun, rencontré la semaine dernière à Angers.

Le cadreur commence à produire des cadres pour différentes marques et notamment Raleigh. Et c’est sur un vélo Raleigh que Laurent Fignon remporte le Milan – San Remo (photo ci-dessous), sur un cadre fabriqué en urgence par Cyfac.

Une dizaine d’années plus tard, le travail de Francis Quillon commence à faire parler dans le milieu du cyclisme professionnel. En 1992, il fournit l’équipe Castorama sous la marque Maxisport. C’est l’arrivée des séries Colombus Altec (aluminium) et Hyperion (titane).

Jusqu’à la fin des années 90, la petite marque tourangelle fabrique des cadres pour Peugeot Cycles. C’est une époque remplie de nombreuses victoires, notamment celle de Laurent Brochard.

Mais c’est aussi malheureusement celle des scandales de dopage, avec l’affaire Festina. À ce moment-là, Cyfac est plutôt content de rester dans l’ombre. Début des années 2000. Cette-fois Cyfac fabrique des cadres pour l’équipe MBK, et de nouveau une affaire de dopage avec l’équipe Cofidis.

La marque Cyfac :

C’est en 2000 que Cyfac devient une marque à part entière et que l’on voit apparaitre son nom sur les cadres des coureurs. La société sponsorise les cyclistes de l’équipe Jean Delatour. Cyfac connait de belles heures et conçoit des cadres pour la marque Bernard Hinault ou des choses plus avant-gardistes comme le cadre PROFICA, une association avec Alain Prost (coureur automobile mais aussi cycliste), Laurent Fignon et Jacques Cadiou.

Mais en 2002, un nouveau matériau fait de plus en plus parler de lui: le carbone. Ce désamour pour l’acier chiffonne Francis Quillon, qui, à 55 ans, se voit mal réaliser de nouveaux et lourds investissements, d’autant qu’il rencontre déjà des difficultés financières. Il cède alors son entreprise au groupe José Alvarez.

L’entreprise met en place un nouvel atelier de conception de cadre en carbone. Un réseau de détaillants est aussi mis sur pied et Cyfac se dote aussi d’un vrai système d’étude posturale. Mais la crise bancaire et financière pointe son nez à l’automne 2008 et le groupe Alvarez n’y résiste pas. Le groupe est mis en liquidation judiciaire.

En pleine crise des subprimes et du scandale Lehman Brothers, c’est assez culotté, mais Aymeric est un passionné et croit encore à l’aventure. Il bataille face aux banques, mais réussit finalement à reprendre l’activité ainsi que l’ensemble des salariés.

Cyfac, l’un des derniers fabricant de cadres artisanaux en France,  devient Cyfac International. La société développe l’export.

En invitant ces clients directement dans ses ateliers, elle entend valoriser son image d’artisan du cycle. Le sur-mesure, qui a toujours été le credo de la compagnie, s’enrichie encore plus pour répondre à la demande de plus en plus exigeante des clients. D’une dizaine d’heures, on passe à près de trente heures de travail sur un cadre.

Toujours en 2008, un appel d’offre de la FFCT (Fédération Française de Cyclo-Tourisme, désormais nommée FF Vélo) est remporté par Cyfac. Il s’agit de fournir une centaine de vélos de randonnée afin de rallier Pékin depuis Paris pour les jeux olympiques de Pékin. 12 000 kilomètres et aucunes casses !

C’est aussi un déclic pour le fabricant qui, jusqu’alors s’était toujours orienté vers le sport et la compétition. Cyfac s’ouvre sur d’autres marchés comme la randonnée, le voyage ou le gravel.

Cela ne l’empêchera pas de revenir dans le peloton professionnel en 2012 avec l’équipe Véranda Rideau, ou en remportant en 2016 un titre de champion paralympique au JO de Rio grâce à l’équipe australienne malvoyante en tandem carbone fabriqué par Cyfac.

2016 est également le retour du concours de machines. Un événement remis au gout du jour avec les cycles Victoire et le magazine papier 200 et qui met en compétition les cadreurs de vélo traditionnels dans une épreuve mêlant technique et endurance. Cyfac présentera un modèle en 2016 (l’Oxymore) et en 2017 (l’Exostif).